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Mise à jour — août 2026. La tendance décrite dans cet article s’est confirmée, mais on dispose désormais de données solides. Le zero-click représente 68 % des recherches Google aux États-Unis (SparkToro, 2026). Le trafic de recherche envoyé aux éditeurs recule de 22 % à 60 % selon leur taille, les petits sites étant les plus touchés (Chartbeat, mars 2026). Google conserve pourtant 91,3 % du marché des moteurs (StatCounter, juillet 2026), et aucune publicité n’a encore été déployée dans l’application Gemini en août 2026.

Les points essentiels

  • Lors d’une réunion interne d’octobre 2024, plusieurs dirigeants de Google envisagent la perte d’une partie des requêtes de Search au profit des assistants IA.
  • La monétisation de Gemini devient une priorité stratégique afin de faire face à la concurrence.
  • Comme toujours, les professionnels du référencement doivent adapter leurs pratiques SEO.

Équipe de travail en pleine réflexion.

Un changement dans les usages envisagé en interne

Le 25 octobre 2024, plusieurs dirigeants de Google échangent sur l’avenir de Search dans un document interne, versé depuis au dossier antitrust du ministère américain de la Justice (DOJ). Nick Fox, SVP Knowledge & Information, y pose trois scénarios : « Nous avons 3 options : (1) Search ne s’érode pas, (2) nous perdons du trafic Search au profit de Gemini, (3) nous le perdons au profit de ChatGPT. (1) est préférable mais le pire cas est (3), donc nous devons soutenir (2) » (traduit de l’anglais). Vidhya Srinivasan, VP Ads & Commerce, est plus directe : « the writing is on the wall », écrit-elle en plaidant pour accélérer la monétisation publicitaire de Gemini.

Deux précisions s’imposent sur ce document. Ce que ces dirigeants redoutent, ce sont des requêtes perdues au profit de Gemini ou de ChatGPT, et non des clics sortants en moins vers les sites éditeurs : la nuance change tout pour qui y cherche une prévision sur le trafic organique. Et à la date du document, aucune érosion n’était constatée : le scénario (1), « Search ne s’érode pas », restait sur la table.

Ce phénomène ne surprend pas les analystes, mais la source doit être citée pour ce qu’elle est : un document interne du 25 octobre 2024 versé au dossier antitrust du DOJ, et non une communication publique de Google. Le moteur n’est de fait plus l’unique point d’entrée pour l’information. Les utilisateurs jonglent à présent entre plusieurs sources : TikTok, Reddit, YouTube, mais également des assistants conversationnels comme ChatGPT.

Ce que Google conteste. Le 7 mai 2025, Eddy Cue, vice-président senior des services d’Apple, déclare sous serment dans le procès antitrust que les recherches effectuées dans Safari ont baissé pour la première fois en avril 2025. L’action Alphabet perd 7,5 % dans la journée. Dès le lendemain, le 8 mai 2025, Google publie un démenti officiel : « we continue to see overall query growth in Search » (« nous continuons de constater une croissance globale des requêtes dans Search »), y compris depuis les appareils et plateformes Apple. Le 6 août 2025, Liz Reid, vice-présidente de Search, ajoute publiquement que le volume total de clics organiques envoyés vers les sites reste globalement stable d’une année sur l’autre.

La pression de monétiser Gemini rapidement

D’après l’article de notre confrère, du côté de la stratégie commerciale, Vidhya Srinivasan ne cache pas l’urgence : Gemini, l’IA générative de Google, doit rapidement être rentable. La concurrence s’intensifie, mais les parts de marché, elles, ne bougent pas : Google conserve plus de 90 % du marché des moteurs (91,3 %, StatCounter juillet 2026). Ce sont les usages qui se déplacent, une part croissante des questions se posant désormais hors moteur. Google n’a donc d’autre choix que de capitaliser sur ses nouveaux produits. Cela signifie recentrer l’expérience utilisateur au sein de ses propres interfaces et, par conséquent, réduire la dépendance aux clics sortants.

Cette évolution est aussi une réponse à l’environnement concurrentiel. En effet, l’information est partout et les jeunes générations privilégient parfois des formats narratifs ou communautaires à la recherche classique. Google doit donc rester pertinent — quitte à revoir la logique même de la navigation web traditionnelle.

Une main tient un billet d’1 dollar.

Le SEO ne disparaît pas, mais devient plus exigeant

Dans ce nouveau contexte, le SEO ne meurt pas, il se transforme. Les professionnels du référencement doivent ajuster leur stratégie en misant sur des contenus utiles, bien structurés, ancrés dans une véritable expertise. Le référencement naturel ne peut plus se contenter de viser la première position. Il doit convaincre, engager, fidéliser, sans même qu’un clic soit nécessaire.

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