Comprendre la mise à jour Google panda

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google panda

Connaissez-vous le filtre socratique de la parole ?

 

En fait, selon Socrate, il n’est acceptable de dire que ce qui est absolument vrai, utile et bon. Google procède d’une philosophie similaire via ses algorithmes, et plus encore avec Google Panda.

 

En effet, cette mise à jour datant de 2011 pénalise, dans les SERP, les sites dont le contenu n’est pas à la fois convaincant, unique et attrayant. Moi qui dois peaufiner la substance informative livrée aux internautes sans négliger le référencement, je suis le premier concerné !

 

À ce titre, j’ai appris qu’un porte-parole de Google avait prescrit (je traduis) : “À la fin de la journée, les propriétaires de contenu ne devraient pas se demander combien de visiteurs ils ont eu tel jour, mais plutôt combien de visiteurs ils ont su aider.« 

Google Panda : contrainte SEO ou encouragement au contenu de qualité ?

Ce que nous avons expliqué un peu plus haut relève peut-être du bon sens, et pourtant… Avant l’instauration de Google Panda, qui n’a vraisemblablement pas profité à tout le monde, beaucoup de sites très bien référencés ne délivraient que du contenu médiocre.

 

Le phénomène avait pris de l’ampleur après que Caffeine était venu accélérer l’indexation des pages internet en 2009. À cette époque, les critères pour ranger de l’information dans la catégorie des spams étaient assez flous.

 

Aussi pouvait-on voir prospérer de véritables content farms”, publiant des milliers d’articles par jour sans fond, prétextes uniquement à diffuser de la publicité en continu. En résumé, comme dans beaucoup d’autres domaines, la stratégie du plus prolifique l’emportait sur le plus recherché.

 

Sauf que l’information industrielle, inconsistante et mal nourrissante, dessert l’utilisateur. Pour Google, il fallait donc rectifier le tir au plus vite !

 

  • des articles trop courts, relativement au sujet qu’ils traitent ; 
  • des normes rédactionnelles d’un faible niveau (fautes et pauvreté de langue) ;
  • de la sous-optimisation ou suroptimisation de mots-clés
  • trop d’articles et de pages sur le même sujet ;
  • du contenu dupliqué
  • une mauvaise lisibilité de l’information 
  • un UI design mal géré
  • beaucoup de pubs intrusives
  • un maillage interne défaillant ;
  • une affiliation à des sites de mauvaise qualité ; 
  • tout autre indice laissant supposer une négligence sur l’authentique intérêt du contenu.

 

Éléments d’interprétation du comportement de Google Panda

Nous soulignons le dernier point car tout part finalement de là. En effet, ce serait une erreur grossière de prendre Google Panda comme une simple liste de pratiques à exclure.

 

D’une part, parce que vous pourriez très bien appliquer au mot près les préceptes de la liste en passant complètement à côté de l’expérience utilisateur.

 

D’autre part, parce que vous pouvez répondre parfaitement aux besoins des internautes en transgressant certaines de ces règles.

 

Dans ce dernier cas, vous pourrez bien évidemment compter sur des compromis de la part du bot. Mais avant de vous rassurer sur ce point, remontons aux fondamentaux.

L’expérience utilisateur aux origines de la conception de Google Panda 

Il convient de saluer la démarche des développeurs, lesquels se sont renseignés directement auprès de l’utilisateur pour déterminer ce qui atteste de (et non ce qui fait) la qualité d’un site.

 

Ainsi, pour définir le comportement de leur nouvel algorithme, ils ont envoyé à un groupe test des documents type page web avec un formulaire à remplir. Il y figurait des questions telles que : “Auriez-vous confiance pour enregistrer votre carte de crédit sur ce site ?” ; “Seriez-vous d’accord pour donner à vos enfants des médicaments prescrits par ce site ?”, etc.

 

De leurs impressions critiques, il en est ressorti une liste de critères qu’Amit Singhal a présentés sous forme de questions pour le moins édifiantes. Nous vous invitons à les lire attentivement, car elles marquent parfaitement la frontière entre le dealer d’infos coupées à la pub, et le marchand de produits frais, fruits d’un labeur sérieux.

 

23 questions : la grande table des commandements de Singhal

Voici donc le grand miroir que tend Singhal à votre contenu : il ne sera pas inutile de l’affronter de temps à autre. Et parce que nous appliquons à la lettre les préceptes que l’on vous délivre, nous nous sommes adonnés à un petit classement par catégories.

Sur l’intention derrière l’article ou la page

  • Les thèmes sont-ils motivés par les intérêts réels des visiteurs, ou le contenu a-t-il été généré pour ses chances de se voir bien positionné dans les SERP ?
  • Le site contient-il des articles en double ou redondants, sur des questions similaires voire identiques, avec de légères variations de mots-clés ?
  • Cet article contient-il un nombre excessif de publicités qui détournent l’attention des internautes ou interfèrent avec le contenu principal ?

Sur le soin apporté à la qualité du contenu

  • Le contenu est-il produit en masse par un grand nombre de créateurs, ou réparti sur un vaste réseau de sites, de sorte que les pages ou sites individuels ne reçoivent qu’une attention et un soin limités ?
  • L’article a-t-il été bien édité, ou semble-t-il bâclé ou produit à la hâte ?

  • Les articles sont-ils courts, peu substantiels ou manquent-ils de détails utiles ?

  • Les pages sont-elles produites avec beaucoup de soin et d’attention aux détails ?

  • Cet article est-il écrit par un expert ou un passionné chevronné, ou est-il traité superficiellement ?

  • Cet article comporte-t-il des fautes d’orthographe, une pauvreté de style ou des erreurs factuelles ?

  • Cet article fournit-il une description complète ou détaillée de ce qu’il aborde ?

  • Cet article contient-il une analyse perspicace ou des informations intéressantes qui ne sont pas évidentes ?

  • L’article fournit-il des informations originales, sous une forme originale, accompagnée d’une analyse originale ?

  • La page apporte-t-elle une valeur substantielle par rapport à d’autres pages dans les résultats de recherche ?

Sur le degré de confiance et de crédibilité

  • Feriez-vous confiance aux informations présentées dans cet article ?
  • Seriez-vous prêt à donner vos coordonnées de carte de crédit à ce site ?
  • Le contenu fait-il l’objet d’un contrôle de qualité ?
  • L’article est-il impartial, voire multi-point de vue ?
  • Le site est-il une autorité reconnue sur le domaine qu’il traite ?
  • Pour une question relative à la santé, feriez-vous confiance à des informations provenant de ce site ?
  • Reconnaîtriez-vous ce site comme une source faisant autorité lorsqu’il est nommément cité ?
  • Est-ce le genre de page que vous voudriez mettre en signet, partager avec un ami ou recommander ?
  • Vous attendriez-vous à voir cet article plutôt dans un magazine, une encyclopédie ou un livre imprimé ?
  • Les utilisateurs se plaindraient-ils en consultant les pages de ce site ?

 

Fonctionnement de Google Panda : évitez les malentendus !

Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que le machine learning permet à Google Panda de singer avec précision l’évaluation du contenu d’un site par un internaute.

 

Est-il infaillible pour autant ? Évidemment non ! C’est pourquoi, après avoir investi du temps dans un contenu béton, vous pouvez vous faciliter la tâche en adoptant la bonne méthodologie.

 

Nous attaquons donc la partie un peu plus scolaire, laquelle vous permettra de rendre une copie plus facilement lisible par le professeur Panda, aussi brillante soit-elle par ailleurs. Voici une petite grille de lecture afin de voir si vous risquez de vous faire “hit” par Google Panda.

Les cas à éviter de manière générale

Un site web mal vu par Google Panda a 60 % de chances de perdre une grande part de trafic organique. Voici donc, sur un plan plus technique, comment ne pas s’attirer les foudres de la mise à jour Panda, et garder la confiance des internautes.

 

Contenu non-pertinent : quand l’intérêt des internautes n’est pas défendu

 

Revenons un peu sur la tarte à la crème de Google Panda, pourtant assez difficile à évaluer : la pertinence. Vous avez peut-être déjà connu quelqu’un qui savait tout sur tout, et qui à la moindre question, noyait l’information attendue dans un long soliloque de connaissances ?

 

Si votre page web se montre aussi inefficace que ça, elle risque de perdre des places dans les moteurs de recherches. Bien sûr, c’est pire si elle ne contient même pas la réponse à la requête des internautes.

 

Vous aurez beau ajouter autant de mots-clés que vous voulez, pour l’algorithme, cela reviendra à du blabla de cancre.

 Il est possible d’estimer la pertinence d’un site avec le comportement des utilisateurs. Si le taux de rebond est élevé, par exemple, c’est généralement mauvais signe, et le professeur Panda le saura !

 

Ainsi, soyez simple, soyez juste, soyez structuré(e), soyez précis(e). Enfin, assurez-vous que vos visiteurs aille au bout de leur parcours, peut-être en vérifiant le taux de conversion…

Les “thin contents” ou du contenu mince : ne soyez pas si évasif(ve) !

Il s’agit des contenus riquiquis, bourrés de liens qui partent dans tous les sens. Imaginez qu’au fil d’une discussion, quelqu’un aborde un sujet qui vous intéresse particulièrement. Vous sentez que vous allez apprendre quelque chose et là, la personne digresse, ou se voit interrompue par un interlocuteur tiers.

 

La frustration est immense ! De la même manière, ne laissez pas vos lecteurs sur leur faim. Nul besoin de vous lancer dans une thèse à chaque article, mais s’il est besoin de survoler un sujet, donnez-en au moins un aperçu panoramique, à défaut d’être exhaustif(ve).

 

Délimitez l’exactitude de vos approximations, et citez vos sources (diverses et variées !) autant que faire se peut. En somme, faites toujours en sorte d’avoir contribué à informer convenablement votre visiteur. Il vous sera ensuite plus facile de caser des liens utiles à la notoriété de votre site et à l’utilisateur lui-même.

Contenu paraphrasé : assez de banalités !

Certes il existe une flopée de sujets qui ne nécessitent pas de creuser énormément. Mais de là à utiliser des outils automatisés de rédaction ou à vous reposer uniquement sur de la paraphrase, il y a un monde.

 

Bien sûr, il est fondamental de savoir rester simple, mais également capital d’éviter les contenus passe-partout.

 

Parfois, il suffit d’aborder le sujet sous un angle légèrement différent, d’aller glaner une information supplémentaire par rapport un point plus flou que le reste, ou même de s’essayer à des analyses, voire à des calembours bien sentis. Tous les moyens sont bons pour enrichir du contenu, tant qu’il reste optimisé UX.

Contenu dupliqué : tout le monde le voit

Que ce soit Google Panda, l’utilisateur ou l’administrateur du site sur lequel vous avez allègrement pompé, le contenu dupliqué se repère en quelques clics.

 

Et là, c’est le fichage complet : le déshonneur et la peste sont sur votre serveur web. Les contenus plagiaires sont non seulement déclassés par l’algorithme, mais vous risquez en plus des représailles de la part du propriétaire de l’article plagié.

 

Sites agrégateurs : entre production de contenu et webographie, il faut choisir 

 

De manière générale, si un contenu pertinent est indexé par Google, il apparaîtra en haut des SERP. Nul besoin, donc, de vous-même vous placer premier si c’est pour rediriger l’internaute vers le second.

 

Selon John Mueller, c’est un clic supplémentaire pour rien. Ainsi, se contenter de remplir vos pages webs de liens (certes pertinents) autour d’un contenu archi-plat vous expose aux pénalités de Google Panda.

 

Pensez aux gens qui ne savent communiquer une idée qu’en se barricadant derrière des citations, sans prendre la peine de se l’approprier, de la reformuler… Tandis qu’écrire, c’est redire. Redire pour, un jour peut-être, dépasser.

Quelques cas problématiques à surveiller

Si vous avez bien saisi le mode de fonctionnement de Google Panda, il se peut que vous vous inquiétiez à propos de certains sujets. En effet, s’il est si important de présenter exclusivement du contenu pertinent, ce qui, en soi, est aussi difficile que chronophage, comment gérer ceux sur lesquels notre mainmise est limitée ? Pas de panique : nous avons les réponses !

 

Contenu généré par des utilisateurs : un phénomène à double-tranchant

 

Bien sûr, les sites interactifs, qui donc appellent à un engagement, font des utilisateurs des contributeurs spontanés. On connaît cependant les travers d’internet : pour une pépite, on trouve 2 trolls, 3 fausses informations et 5 inutiles.

 

Comment peut-on faire vœu de pertinence dans de telles conditions ? Que faire avec son blog, son forum ou même sa chaîne YouTube pour rester bien classé ? En fait, chaque support nécessite un certain niveau ou type de médiation, surtout afin de valoriser les meilleures contributions d’un site Web.

 

Pour les forums : quelques tours de passe-passe suffisent

Les internautes viennent échanger sur les forums afin de répondre ensemble à des problématiques communes. Toutefois, le contenu généré par les utilisateurs peut être de qualité très médiocre, voire inclure des spams.

 

L’idéal est de reconnaître rapidement ce type de contenu par des outils automatisés, pour ensuite empêcher leur indexation.

 

En outre, il faudra que les propriétaires de forum établissent des règles internes strictes et garde la main sur certaines zones d’édition.

De la sorte, il lui sera loisible de changer un titre peu évocateur tel que “‘J’y arrive pas ça m’énerve !” et surtout d’indiquer lorsque la solution à un problème figure bien dans le fil de discussion, avec entre crochets, le terme “[RÉSOLU]”, par exemple.

Les commentaires : comment en générer de bons ?

Ce qui est bien avec les commentaires, c’est que pris dans l’ensemble, ils reflètent la qualité d’une chaîne ou d’un site. Un contenu polémique crée la polémique, le bâclé n’attire que l’indifférence, l’amusant amène des smileys, le pertinent amène du construit. Ainsi, le fait d’en voir de très bons incite Google Panda à vous positionner plus haut.

 

Quoi de plus normal, puisque votre contenu a été assez puissant pour “faire des petits”, en faisant germer un autre contenu pertinent !

 

Toutefois, si votre site est victime de son succès, il est toujours possible de paginer les commentaires ou de ne pas les afficher en HTML.

 

Pour le reste, c’est toute une communauté qu’il s’agit de gérer, et il se peut que la difficulté de répondre laisse place à l’envie de bloquer et de supprimer.

Suppression de pages ? Préférez la noindexation !

Au lancement de Google Panda, la question de la suppression de contenu a obtenu une réponse claire : mauvaise idée! Ou alors, en dernier recours.

En effet, Maile Ohye a rapidement donné une solution : si vous n’êtes pas satisfait(e) d’une page, utilisez robots.txt ou NOINDEX pour empêcher qu’elle ne soit indexée.

 

Cela vous laisse le temps pour une mise à jour aux petits oignons. D’ailleurs, ce peut être une occasion de vérifier si des internautes la visitent malgré tout.

Quant aux commentaires, c’est souvent dommage de les supprimer.

Certes, on connaît le terrible phénomène de “shit storm”, mais avant d’en arriver là, chaque opinion négative peut révéler un véritable problème avec le contenu.

 

Parfois, c’est dix fois mieux que Google Analytics ! D’autre part, censurer les utilisateurs ternira forcément votre image…

Duplication interne : un facteur mineur facile à améliorer

La duplication interne peut simplement venir d’une mauvaise manipulation, et Google en a conscience.

Cela étant, si vous vous apercevez que vous êtes bas dans les SERP et que vos articles ont tendance à beaucoup se citer entre eux, avec des morceaux entiers de contenu, peut-être est-il temps d’en fusionner quelques-uns, et de rediriger les anciennes URL.

Sites multimédias : le format texte n’est pas une obligation

Google Panda a été accusé plusieurs fois à tort de dévaloriser les sites ne proposant pas, ou très peu, de contenu textuel. John Mueller s’est empressé de les démentir, affirmant qu’un site principalement composé d’images peut positionner premier dans les pages de recherche.

 

D’ailleurs, la dimension multimédia est plutôt un indice de qualité, tant qu’il sert l’utilisateur et qu’elle n’augmente pas trop les temps de chargement. À ce sujet, vous pouvez vous reporter à notre article sur les Core Web Vitals !

Affiliations et publicités : tout est histoire de dosage

En principe les sites affiliés n’inquiètent pas spécialement Google Panda. Seulement, c’est typiquement le genre de site dont l’administrateur est tenté de fournir un contenu à la va-vite. Business is business, dude…

 

Ou bien le contenu est de qualité, mais caché ou interrompu par trop de publicités. Et là, vous pouvez être certains que le professeur Panda ne va pas aimer du tout ! Cela étant, il suffit parfois de bien placer les annonces sur sa page pour s’épargner le courroux du bot.

 

Quant à la stratégie consistant à multiplier les pubs et les liens d’affiliation pour compenser la perte de trafic… c’est du suicide, tout bonnement !

 

En effet, cela nuit trop à l’expérience utilisateur. Alors quand vous sentez que les choses vous échappent, faites comme au football : jouez propre !

Vos questions, nos réponses !

D’où vient le nom de Google Panda ?

On attribue le nom de l’algorithme à Biswanath Panda, un ingénieur qui aurait contribué au machine learning appliqué au comportement des utilisateurs.

Google Panda agit-il en temps réel ? 

Depuis le 17 juillet 2015, Panda aurait été incorporé dans l’algorithme de base de Google. Cela signifie que l’algorithme ne joue plus un rôle de filtre, mais intervient dès le classement initial. Cela étant, Google Panda n’agit pas en temps réel.

Google Panda est-il régulièrement mis à jour ?

Si la dernière version de Google Panda remonte à 2016, l’algorithme a connu une série de pas moins de 30 mises à jour depuis 2011. Il semblerait que depuis qu’il a été intégré au cœur du processus de classement, les choses se soient stabilisées.