Mis à jour le 25/05/2026
Les algorithmes de Google sont programmés dans le cadre de mises à jour, afin que le célèbre moteur de recherche soit en mesure d’affiner la pertinence des suggestions qu’il fait remonter dans ses pages de résultats. Il en existe un certain nombre, comme Panda, Fred, Bert ou Hummingbird, révélés au grand public dans le but d’inciter les webmasters à adopter des stratégies gravitant davantage autour du spectre White Hat que celui du Black Hat.
Penguin (ou “Pingouin”, par abus de langage, puisque l’on devrait normalement traduire par “manchot”), existe pour certifier l’authenticité des signes de notoriété émis par un site internet. Autrement dit, il surveille la nature des backlinks obtenus. Sont-ils artificiels ? Suroptimisés ? Spammys ?
Dans cet article, Uplix vous propose d’examiner les raisons du déploiement de Google Penguin, son fonctionnement actuel et la meilleure façon de développer votre netlinking sans avoir affaire à son courroux automatique !
Pourquoi Google a-t-il créé l’algorithme Pingouin ?
Avec plusieurs centaines de milliards de sites indexés, Google doit relever deux défis de taille : sélectionner les meilleures ressources, notamment à l’aide d’une correspondance entre les mots-clés d’une saisie de recherche et le contenu de chaque page, et se prémunir contre les innombrables tentatives de manipulation de la part des webmasters qui induisent Googlebot en erreur.
Avec les années, le premier problème a été partiellement solutionné par la réputation des sites internet : les plus fréquentés et les plus recommandés, notamment au moyen de backlinks, attirent plus facilement la confiance des bots. En effet, ce comportement de la part des internautes témoigne de leur satisfaction collective : il n’y a qu’à suivre le courant.
Les propriétaires de sites web s’en sont rendu compte, ce qui a aggravé le second problème. Ainsi, parmi les techniques pour abuser des mécanismes des crawlers, sont apparues celles qui jouaient sur l’acquisition de liens entrants. Si obtenir de nombreux backlinks était gage de popularité, et donc de pertinence dans la méthode d’évaluation encore rudimentaire des bots, pourquoi ne pas en fabriquer au lieu d’attendre de les recevoir ?
La conséquence néfaste de ce raisonnement a été un abaissement général de l’expérience de navigation, non seulement à cause d’un ranking perturbé, mais également à cause des liens eux-mêmes, qui conduisaient les internautes et les bots d’indexation sur des pages non-pertinentes.
Des filtres algorithmiques pour arbitrer les ressources grandissantes d’internet
Pour remettre de l’ordre dans les SERPs, il était capital de détecter rapidement les pages de mauvaise qualité, mais aussi celles qui se faisaient passer pour populaires, et de sévèrement les déclasser, voire les désindexer. Difficile de mettre uniquement une équipe d’humains sur le coup : il fallait agir à grande échelle et mobiliser de nouveaux algorithmes, en mesure à la fois de juger et de sanctionner de manière autonome les sites profitant de pratiques non éthiques.
Une vague s’est alors abattue dans le monde du référencement, car les missions de Pingouin allaient viser et surprendre un sacré paquet de monde…
Comment fonctionne Google Pingouin ?
Mis en place le 24 avril 2012, Google Penguin évoluera jusqu’en 2016, passant par au moins 7 mises à jour. Pendant cette période, les sites défavorablement impactés doivent remanier d’urgence leur netlinking et attendre la prochaine version de l’algorithme pour espérer revenir à leur classement normal, ce qui pouvait prendre jusqu’à une année complète !
Le 23 septembre 2016 sort Penguin 4.0, qui va désormais se mettre à jour en continu, et ainsi permettre aux sites pénalisés de revenir plus rapidement dans la course SEO. Dans les grandes lignes, le voilà désormais capable d’intervenir contre :
- les backlinks de faible qualité, issus de mauvais sites de communiqués de presse, de contenus sans intérêt, de commentaires spammys sur des plateformes tierces, ou principalement rédigés dans une autre langue ;
- les backlinks artificiels, qu’ils soient achetés, échangés entre plusieurs sites, qu’ils proviennent de linkfarms ou encore de domaines identifiés comme appartenant au même propriétaire, dans une logique de linkweel ;
- les liens malveillants, avec des redirections trompeuses et des tentatives de phishing ;
- les ancres de lien suroptimisées avec trop de mots-clés, et répétées sur plusieurs backlinks ;
- le keyword stuffing (ou “bourrage de mots-clés”) dans les balises (titres, metadescription, URL) et le contenu qui reçoit le lien ;
Nota Bene : il semble que les liens depuis les annuaires soient moins touchés, même si leur degré d’autorité reste un critère de pénalisation ou non. Les campagnes de référencement massif sur plusieurs milliers de pages d’annuaires de faible notoriété aboutiront sans nul doute à des sanctions.
Google Penguin : quelles conséquences dans le monde du SEO ?
Avec ce nouveau paramètre en jeu, entre 3 et 5% des requêtes ont été impactées rien qu’en anglais, dès la première version de Penguin. Les propriétaires de domaine doivent désormais rester très attentifs à :
- d’éventuelles pertes de position dans les SERPs, sans notification dans la Search Console, contrairement aux pénalités manuelles ;
- une désindexation partielle ou totale du site concerné, suite à une diminution, voire à une suspension du budget de crawl de la part de Googlebot ;
- un blacklistage pur et simple, ce qui correspond plus ou moins à une désindexation nette et définitive de l’ensemble du site web.
Autant dire que dès le premier niveau de sanction, la perte de capitaux est déjà relativement embarrassante, surtout lorsque l’on a acheté des liens trop chers. Il a donc fallu renverser la vapeur d’urgence et se débarrasser d’un maximum de backlinks factices.
La réaction la plus vertueuse (ou du moins espérée par les équipes de Google) a été la promotion du linkbaiting, consistant à tenter d’acquérir naturellement des liens en misant avant tout sur la qualité d’un site et de son contenu, en vue d’acquérir un avantage durable dans les SERPs, même si cela requiert davantage de temps. Au fil du temps, il est devenu difficile de se passer de cette étape au sein d’une stratégie de référencement naturel.
Nota Bene : ce n’est pas pour autant que toutes les techniques estampillées Black Hat (ou Grey Hat, le cas échéant) ont totalement disparu. Elles sont simplement plus subtiles, moins agressives, afin de ne pas dépasser une certaine limite, laquelle demeure assez floue, par ailleurs.
Quelles pratiques sont tolérées par Google Penguin ?
Pour être tranquille, il vous faut des backlinks :
- provenant de sites vraiment qualitatifs, avec un PageRank élevé ;
- depuis des pages dont la thématique est proche ;
- issus de domaines qui ne vous appartiennent pas ;
- depuis des sites de différentes natures (e-boutique, blogs, annuaires, sites vitrines, forums, etc.) ;
- placés dans un contenu avec une ancre utile à l’utilisateur ;
- acquis sur une durée raisonnable ;
L’algorithme se sert de ces critères notamment pour estimer les chances qu’un lien soit naturel ou non. Pour une approche totalement White Hat, il convient de se mettre au linkbaiting, grâce à des contenus à forte valeur ajoutée, mais également des produits et des services attractifs. En ce sens, la santé même de votre entreprise, bien au-delà de sa représentation numérique et du SEO qui la soutient, joue un rôle majeur dans la réussite de votre netlinking.
En cas d’achat de liens, vous pouvez le signaler de vous-même grâce à l’attribut rel= « sponsored ». Il ne vous sera pas reproché d’avoir acheté votre backlink, mais votre profil de lien ne s’en trouvera pas amélioré non plus. En revanche, vous augmenterez votre volume de trafic si le lien est efficacement positionné.
N’hésitez pas non plus à vous-même distribuer quelques liens sortants qui aident vos utilisateurs à trouver tout ce qu’ils recherchent, même en dofollow. Même si cela libère du linkjuice, votre site sera considéré comme plus fiable.
Et si on veut tenter de faire du Grey Hat ?
Si vous n’avez pas peur de noircir un peu le chapeau, quelques échanges de liens peuvent vous mettre dans de bonnes conditions pour la suite. Mieux vaut néanmoins le faire entre plusieurs sites d’excellente qualité, et ce de manière épisodique. D’ailleurs, rien ne vous empêche de procéder en respectant les besoins navigationnels des internautes, avec :
- des ancres diversifiées et optimisées sans exagération ;
- peu d’autres liens sur la page ;
- une raison pertinente de le placer, avec une valeur ajoutée au bout ;
Certes, vos backlinks resteront artificiels mais vertueux. Sans répercussions négatives sur l’utilisateur, ils ne pousseront pas Penguin à réagir.
Que faire en cas de pénalité Penguin ?
D’abord, il faut s’en rendre compte, puisque les filtres algorithmiques ne prennent pas la peine de vous avertir quand ils déclassent votre site web. C’est pourquoi il convient de guetter les baisses de trafic anormales et l’évolution du classement moyen de vos pages sur Google Analytics. Si vous constatez un problème inexplicable, vous pourrez alors explorer la piste de la pénalité Penguin.
Analyse de vos backlinks
Après la lecture de cet article, vous savez pertinemment ce qui peut vous compromettre dans votre stratégie de netlinking. Mais outre les pratiques risquées que vous auriez pu employer, vous pouvez aussi recevoir de mauvais backlinks à cause :
- d’une attaque de negative SEO ;
- d’un rachat de nom de domaine sans l’avoir bien audité.
Dans les deux cas, vous êtes bon pour un audit complet de vos backlinks via la Search Console de Google ou n’importe quel outil SEO sérieux comme SEMrush ou Ahrefs. Si vous ne constatez rien d’inhabituel, l’explication est probablement ailleurs.
Nota Bene : par mesure de précaution, n’hésitez pas à vérifier l’indexation de vos pages, en tapant sur la barre de recherche Google “site:www.nomdevotresite.com”, et sur la Search Console.
Recommandations générales en cas de pénalité Penguin avérée
Tout d’abord, pas de panique ! Tant que votre site n’est pas désindexé, les dégâts restent gérables. La première réaction importante va être de trier, de modifier ou de supprimer les liens qui vous tirent vers le bas. En fonction de leur origine, vous n’aurez en général qu’une option parmi les trois suivantes :
- procéder manuellement en on-site si vous avez accès à la page d’où provient le backlink véreux. Changez vos ancres, modifiez les mots-clés associés, etc. Cessez également la publication massive de communiqués de presse en ligne, le cas échéant ;
- contacter le propriétaire du domaine pour lui demander d’agir. Essayez de conserver le lien s’il peut être replacé de façon avantageuse pour vous. Sinon, demandez sa suppression pure et simple. S’il s’agit d’un de vos partenaires, vous devriez facilement trouver un terrain d’entente ;
- désavouer le ou les backlinks nocifs si, et seulement si, vous êtes confronté à un inconnu qui fait la sourde oreille devant votre requête.
L’outil de désaveu est directement intégré à la Google Search Console, mais il est vivement recommandé de ne pas en abuser. À ce titre, assurez-vous que les liens concernés sont bel et bien de nature à plomber votre site.
Après avoir fait le ménage, patientez en gardant un œil sur vos courbes de trafic. Si rien n’a bougé après deux semaines, il est grand temps de faire appel à une agence telle qu’Uplix afin de débusquer l’erreur sans perdre davantage de temps et de nerfs !
Pour finir…
Tous les référenceurs se souviennent de l’introduction de Google Penguin et des chamboulements stratégiques qu’il a induit en moins d’une décennie. Bien sûr, il était rageant de ne plus pouvoir hacker aussi facilement le système de classement des premiers Googlebots.
Toutefois, le challenge consistant à intégrer l’expérience utilisateur au sein d’une stratégie SEO a rendu la tâche des consultants à la fois plus intuitive et plus complexe. En effet, au lieu de créer des usines à liens factices, il a fallu passer au sur-mesure, et c’est ce qui rend ce secteur passionnant !
Comprendre Google Penguin afin de mieux orienter ses stratégies d’optimisation
Apparu en 2012 dans la foulée de Google Panda, l’algorithme Penguin en a inquiété plus d’un. Certains ont même parlé de stratégie FUD (Fear Uncertainty and Doubt) de la part de Google afin de faire trembler les spammeurs.
En effet, sanctionnant le netlinking agressif, avec des techniques d’ancrage abusives (l’ancre étant la partie cliquable lors d’un lien) et autres technique comme le cloaking ou le spamdexing, il a contribué à revaloriser les sites de bonne qualité selon les critères de Google.
À présent qu’il fonctionne en temps réel, saisir ses mécanismes peut participer à une savante association des techniques de référencement naturel et d’une bonne expérience utilisateur. Vous verrez d’ailleurs comment éviter certaines erreurs, mais aussi quelques pratiques pour lutter contre le “negative SEO” dont vous pourriez être la cible.
2012 : Google Penguin arrive en renfort de Google Panda
Vous l’avez peut-être remarqué, mais la course au positionnement ressemble à un vaste MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Palying Games) dans lequel s’affronte des millions de joueurs en ligne. Et plus il y a de participants, plus il y a de chances de tomber sur une faille dans les règles du jeu.
Il ne faut alors que peu de temps pour que tout le monde s’y engouffre afin d’en tirer profit. C’est ce qu’il s’est passé avec les manipulations de liens, qui ont permis à beaucoup de spams de passer entre les mailles du filet Panda.
Ainsi, l’idée derrière Penguin était de hiérarchiser la valeur des différents liens entrants d’un site internet. Pour cela, il s’agit de distinguer les liens naturels faisant autorité et les techniques de manipulation. En principe, les liens sortants sont laissés de côté.
À la fin, l’objectif est de récompenser indirectement la pertinence des sites Web. En effet, les meilleurs devraient mécaniquement faire graviter autour d’eux des liens naturels, tandis que les spams ont besoin de forcer les choses.
Les effets de l’algorithme Penguin
D’abord, il convient de préciser que les déclassements liés à Google Penguin n’affectent que les pages concernées. Une bonne nouvelle pour ceux qui auraient peur de recevoir du trafic depuis des liens entrants louches. Quoi qu’il en soit, Google Penguin cible les pages sur-optimisées en mots-clés et en netlinking.
Comme il ne s’agit pas d’une sanction en soi, mais plutôt d’un filtre, vous ne serez pas notifié(e) d’une perte de place dans les SERP. C’est à vous de vérifier si votre visibilité ne chute pas sans raison apparente. À ce titre, comparer avec un autre moteur de recherche tel que Bing peut parfois servir de test.
Ce que Google Penguin risque de pénaliser
D’abord, l’accumulation de mots-clés dans tous les recoins (url, balise title, méta-description et tous les niveaux de titre…) est prohibée. Idem pour le contenu même des textes, qui ne doit pas se voir constellé de mot-clés, lesquels rendent la lecture laborieuse.
D’autre part, les mauvais backlinks sur les mêmes ancres provenant de sites qui n’ont rien à voir les uns avec les autres attirent l’attention du bot. De la même manière, les achats de liens depuis des annuaires et des communiqués de presse de faible notoriété sont plus que risqués.
De plus, les foyers de liens épars, les échanges de backlinks dépourvus de cohérence logique et autres linkwheel (système de sites dédiés à la création de liens entrants via des pages satellites) sont très rapidement repérés. D’ailleurs, Google Penguin semble capable d’identifier les sites provenant du même propriétaire, autrement qu’à travers les adresses IP.
Enfin, l’algo se méfie également des redirections depuis des sites rédigés dans une tierce langue. Nota bene : l’algorithme Penguin parvient à tenir compte de l’aspect d’ensemble de vos liens. En conséquence, il sait percevoir la proportion de bons liens naturels par rapport aux liens indésirables. Ainsi, cela réduit les risques de “référencement négatif”.
La bonne conduite ? La bonne foi !
L’on parle de “liens naturels” depuis tout à l’heure, mais ce n’est pas si facile de récupérer des liens entrants. Surtout pour un site internet qui démarre !
Voilà pourquoi la sur-optimisation est souvent tentante, bien que de plus en plus contre-productive. Aussi la meilleure stratégie consiste-t-elle, à long terme, à faire grandir la notoriété de votre site Web.
Et cela passe invariablement par d’excellents contenus, une cohérence dans les thématiques, un soin apporté à l’expérience utilisateur et le cachet que peuvent apporter une rédaction solide accompagnée d’images et de vidéos qui font sens.
En résumé, comme pour Google Panda, privilégiez un bel artisanat fourni par des collaborateurs compétents. Évidemment, dans le même temps, surveillez votre netlinking : quelques bons liens valent infiniment plus que beaucoup de mauvais liens !
Les pratiques devenues obsolètes
Bon, certes, on ne peut pas vous laisser comme ça, juste avec des préceptes pétris de morale kantienne. Il y a tout de même des erreurs concrètes à ne pas commettre :
- s’insérer dans des boucles de lien de type linkwheel ;
- cacher des mots-clés ou des liens ;
- utiliser le cloaking, une technique consistant à leurrer les bots qui viennent consulter votre site web avec une page prévue à cet effet ;
- placer des redirections hors-sujet ;
- utiliser des pages satellites oudoorway page;
- proposer des contenus détournés;
- programmes d’affiliation sans valeur ajoutée pour l’utilisateur ;
- Multiplication de mots-clés ou keyward stuffing ;
- Suroptimisation des rich snippet, ou extraits enrichis balisés.
Quelle stratégie adopter après un “hit” de Google Penguin ?
Si vous devinez avoir été dans le viseur de Google Penguin, voici la démarche à suivre :
- faites un audit de vos backlinks, notamment grâce à la Search Console, afin de supprimer dès que possible tous ceux qui ne sont ni légitimes ni naturels ou qui recèlent des contenus spammy ;
- vérifiez vos ancres de liens : tout ne doit pas être optimisé de la même manière, avec les mêmes mots-clés. Depuis 2012, le bourrinage doit laisser place à la subtilité ;
- désavouez auprès de Google les backlinks que vous ne pouvez pas supprimer (ou faire supprimer), en remplissant un formulaire indiquant les liens que vous avez identifiés comme néfastes.
Plutôt supprimer ou désavouer ?
Bien sûr, on voudrait activer les leviers les plus rapides afin d’arriver à de prompts résultats. Si vous êtes vous-même à l’origine d’un mauvais backlink, qu’à cela ne tienne : il vous suffit de le retirer.
En revanche que faire lorsque vous subissez les liens entrants d’un site illégitime ?
On aurait envie de remplir le formulaire évoqué ci-dessus, et puis bon débarras ! Cependant, si vous avez consulté le lien, vous avez probablement vu le message d’avertissement de Google : n’abusez pas du désaveu. N’en faites usage qu’en dernier recours, à savoir si :
- vous êtes convaincu(e) que ces liens vous causent du tort ;
- le webmaster du site web incriminé ne répond pas à votre requête.
Vous devez donc commencer par bien analyser vos backlinks. Puis, en cas de litige, contactez les webmasters concernés pour régler la situation à l’amiable.
Et si on exige de vous des frais pour retirer un lien, Google recommande un refus catégorique. En effet, la réaction inverse encouragerait un autre marché souterrain fondé sur le chantage au mauvais backlink.
Pratique de sensibilisation sur le bon usage des backlinks
Rien de tel que l’anticipation. À ce titre, il est possible d’inclure, dans les termes et conditions de votre site web, une pratique responsable des partages de lien. Voici à quoi peut ressembler ce genre d’avertissement, dont vous pourrez vous inspirer :
“Nous vous encourageons à mettre des liens vers nos pages web, à condition que ce soit réalisé sans irrégularités de votre part. À savoir :
- si nous vous demandons de changer ou de retirer un lien de votre site web, il vous incombe de procéder dès que possible à la modification requise ;
- vous ne laisserez aucune indication laissant supposer un partenariat, une approbation ou un soutien de notre part ;
- vous devrez vous efforcer d’employer ces liens de sorte à ne pas en tirer profit au détriment de notre réputation ;
- vous ne devrez pas outrepasser la limite de dix liens vers l’une de nos pages sans avoir, au préalable, sollicité notre permission ;
- le site où vous placerez vos liens ne devra contenir aucun propos obscène, offensant ou diffamatoire, ni commettre d’infraction juridique relative à des droits d’auteur, de marque ou autre ;
- si quelqu’un clique sur un lien menant vers notre site internet, il devra le faire apparaître sur une nouvelle page et non dans un encadré de votre propre site web.”
Bref historique des versions de Google Penguin
Penguin 1.0 – 24 avril 2012
Matt Cutts commence à parler de white hat et de black hat SEO. Il annonce que Penguin est destiné à porter secours à l’algo Panda en défaisant les nœuds provoqués par les techniques abusives de netlinking de la part des webspammers. D’une langue à une autre, on estime que 3% à 5% des requêtes ont été impactées.
Penguin 1.1 – 26 mai 2012
Première mise à jour de Pingouin portant essentiellement sur les données ciblant le webspam. Initialement baptisée Pingouin 1.1, cette v2 sera rebaptisée Penguin 2 dans le milieu, dans lequel on prend au mot toutes les modifications.
Penguin 1.2 – 5 octobre 2012
Nouvelle mise à jour des données, laquelle ne dépasserait pas les 0,4 % d’impact pour les recherches en français, contre 0,3% pour l’anglais.
Penguin 2.0 – 22 mai 2013
Une mise à jour plus complète, déployée dans toutes les langues. L’impact est majeur, avec 2%, voire 3% des requêtes, selon la langue. D’aucuns, prenant en compte les versions précédentes, y font référence sous le nom de “Penguin 4”.
Penguin 2.1 – 4 octobre 2013
Cette mise à jour a influencé pas moins d’1% des recherches, et a été particulièrement visible en France.
Penguin 3.0 – 17 octobre 2014
Ou Penguin 6 est une update qui accentue les pénalités pour les sites trop éloignés des consignes de référencement naturel, particulièrement en ce qui concerne les backlinks.
Penguin 4.0 – 23 septembre 2016
On passe à la version « temps réel », dont la mesure de l’impact (0,4%) semble dérisoire comparée à l’effet ressenti par les webmasters. Frappe chirurgicale ?
Vos questions, nos réponses !
Quelles différences entre l’action de Penguin et une pénalité manuelle ?
Évidemment, les deux cas de figure occasionnent un déclassement. Toutefois, les vraies pénalités proviennent des équipes de webspam de Google, dont l’enquête, due à un signalement préalable, aboutit à une sanction manuelle. Le domaine incriminé reçoit alors une notification sur Google Search Console.
Il sera alors recommandé au webmaster de réaliser un audit de ses backlink, afin de supprimer ou de désavouer les liens de mauvaise qualité.
Il ou elle pourra ensuite procéder à une demande de réexamen, afin de faire lever la pénalité.
Google Penguin fonctionne-t-il en temps réel ?
Oui, depuis 2016 ! Cela signifie que les modifications apportées à votre netlinking seront plus rapidement prises en compte, à condition qu’elles soient bien menées. Il faudra cependant attendre que le bot ait crawlé les pages dans lesquelles un lien aura été amélioré, supprimé, ou désavoué.
Mes améliorations de netlinking white hat semblent inefficaces : pourquoi ?
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles vos actions ne vous accorderaient pas un juste retour dans les hauteurs des classements des SERP :
- vous n’avez pas attendu assez longtemps ;
- les backlinks abusifs supprimés ou désavoués qui avaient initialement engendré du trafic artificiel n’ont pas été remplacés ;
- vous avez malencontreusement retiré de bonnes redirections jugées à tort comme étant mauvaises ;
- il reste encore trop de mauvais liens à identifier et à corriger ;
- le problème vient tout simplement d’ailleurs.