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Bing, récemment rebaptisé Microsoft Bing, est peut-être le moteur de recherche qui ressemble le plus à Google.

 

Pourtant, les parts de marché sont tellement déséquilibrées qu’on peut légitimement se demander comment Microsoft parvient à rester visible auprès des internautes.

 

Lancé en 2009, “Bing” ressemble à “Bingo”, signifiant que l’on touche au but, tandis que “Google” se rapporte au nombre constitué d’un 1 et de cent zéros derrière – symbolisant notamment l’immensité de son indexation.

 

Quoi qu’il en soit, des millions d’internautes bénéficient de ces deux moteurs de recherche. En conséquence, les annonceurs se demandent régulièrement à quel point il est intéressant de se positionner sur Microsoft Bing.

 

En effet, cet outil de recherche détient quelques atouts qui pourraient, sans toutefois renverser l’autorité de Google du jour au lendemain, peu à peu gratter des parts de marché sur le long terme. 

 

Quelques chiffres Google et de Microsoft Bing

 

Selon Statcounter, en mai 2021, Google rassemblait pas moins de 92,2% des parts de marché, contre seulement 2,27% pour Bing. Malgré un écart faramineux entre les deux rivaux, Microsoft Bing sert plusieurs millions d’utilisateurs susceptibles de constituer le trafic de votre site web.

 

Concernant leurs index respectifs, Google annonce détenir plusieurs centaines de milliards de pages, ce qui représente un milliard de gigas de données. Quant à Microsoft Bing, il pèse environ 14 milliards de pages Web, ce qui reste considérable, bien que très inférieur à Google.

 

Des données qui représentent peu de choses si l’on ignore la proportion de pages pertinentes fournies à chaque mot-clé. Il semblerait toutefois que les algorithmes Google soient réputés plus performants que ceux de Bing

 

Interface : deux univers pour la même simplicité

On connait tous la page d’accueil de Google, qui intègre, depuis déjà quelque temps, des visuels contribuant à élargir notre culture générale (ci-dessus le neurologue allemand Ludwig Guttmann).

 

On connaît également la fonctionnalité “J’ai de la chance”, qui, au lieu de faire apparaître une SERP pour un mot-clé, vous redirige directement sur un site susceptible de vous intéresser. Notez, en haut à droite, l’accès à Gmail, à la recherche d’images et à la connexion à votre compte.

 

 

Contrastant avec le fond blanc de Google, Microsoft Bing propose des paysages mirifiques légendés et un carrousel d’actualités en bas. Par ailleurs, vous avez les boutons “Vidéo” et “Shopping”, en plus des boutons “Images” et “Connexion”.

Enfin vous avez les Bing rewards, des récompenses sous forme de points échangeables contre des cartes-cadeaux

 

 

Google embarque quelques fonctionnalités supplémentaires par rapport à Microsoft Bing

 

FonctionnalitésMicrosoft BingGoogle
Text SearchOuiOui
Video SearchOuiOui
Image SearchOuiOui
MapsOuiOui
NewsOuiOui
ShoppingOuiOui
BooksNonOui
FlightsNonOui
FinanceNonOui
ScholarNonOui

 

Certes, ce n’est pas forcément les plus utilisées par le grand public, mais les Google Flights et Finance présentent un intérêt graphique qu’il convient de souligner.

 

En outre, vous avez Google Scholar et Google Books, relativement anecdotiques, mais que Bing ne propose pas de son côté.

 

 

Malgré la petite supériorité de Google sur les options de recherche, l’on peut admettre que sur l’essentiel, l’utilisateur a de quoi soumettre des requêtes de natures différentes sur les deux moteurs de recherche. 

 

Une expérience de recherche très satisfaisante des deux côtés, mais déséquilibrée

 

Pour demander des tâches simples, vous pouvez faire confiance aux deux outils de recherche sans distinction. Cependant, dans l’ensemble, les nombreux algorithmes de Google (Panda et Pingouin pour ne citer qu’eux) rendent les résultats toujours plus pertinents.

À l’heure actuelle, Microsoft Bing n’est pas apte à la même précision sur les recherches vraiment poussées. Quant à l’autocomplétion, Bing en propose huit contre dix pour Google. Les deux intègrent des recherches antérieures en haut de la liste d’autocomplétion.

 

Recherche d’images 

 

 

Microsoft Bing est réputé pour proposer des images de meilleure qualité que Google. Pour une fois, il passe devant son rival avec les filtres, puisqu’il en propose sept contre seulement cinq pour Google. En effet, hormis la taille, la couleur, le type d’image, la datation et les fichiers libres de droits, Bing propose l’orientation (paysage ou portrait) et la possibilité de n’afficher que les visages ou les bustes.

 

 

D’autre part, Microsoft Bing fournit davantage d’informations sur le résultat de ses images lorsque vous passez la souris dessus. Enfin, l’on remarque que seul Google propose des Ads dans sa recherche d’image, ce qui est peut-être un défaut sur le plan UX, mais préférable pour les annonceurs.

 

La recherche vidéo

 

 

Concernant la vidéo, c’est le même constat : Bing est allé un peu plus loin dans l’expérience utilisateur. Effectivement, on arrive sans scroller à 10 vignettes dont le contenu est très détaillé, disposées en deux lignes s’affichant sous la barre des suggestions. Un résultat visuellement bien meilleur que la concurrence.

 

En outre, comme sur YouTube, vous avez droit à un aperçu en passant votre souris. Vous pouvez même lire les vidéos sans quitter le moteur de recherche, en cliquant simplement dessus

 

 

De son côté, Google ne propose que trois résultats sans le scroll, sur une colonne similaire à une SERP normale. Pas d’aperçu ni de lecture depuis l’interface. En somme, Bing est nettement supérieur à Google sur ce point. 

 

Deux cartes relativement égales

 

Lorsque vous recherchez un lieu correspondant à une société, les deux fonctions Maps et Cartes intègrent un panneau d’informations comprenant l’adresse, le numéro de téléphone, les horaires, le site web et même quelques photographies de l’endroit. Google, en plus, a placé les avis, l’estimation des prix et les activités/services proposés.

 

D’autre part, les deux moteurs ont placé un bouton de partage et d’itinéraire. Enfin, vous avez la carte en tant que telle, avec la possibilité de zoomer et de naviguer.

 

On remarque tout de même assez nettement que Google est plus riche et plus lisible en termes d’icônes de lieux à proximité de votre point de recherche. En outre, la durée estimée varie légèrement lorsque vous lancez l’itinéraire, puisque Google a tendance à le surévaluer de 5% environ.  

 

 

Enfin, Google est plus complet concernant les informations de l’itinéraire, donc légèrement plus fiable. Par exemple, il est capable d’afficher à l’avance les aires de repos, les hôtels, les banques, les pharmacies et les restaurants.

Ainsi, Google reprend l’avantage sur ce type de recherche. Quoi qu’il en soit, mieux vaut revendiquer votre localisation sur les deux moteurs en mettant à jour toutes les informations commerciales que vous pouvez mettre à disposition des utilisateurs.

 

Recherche vocale

 

Selon Social Media Today, environ un internaute sur deux utiliserait régulièrement la recherche vocale pour trouver un produit. À ce titre, Google a lancé son propre assistant vocal et ses appareils Home. De son côté, Bing sert à Amazon Alexa, à Siri (Apple) et à Cortana (Microsoft), avec environ 70% des parts de marché. Comme il s’agit généralement de requêtes simples, on est sur des résultats sensiblement équivalents.

 

Quoi qu’il en soit, et peu importe de quel moteur on parle, la recherche vocale doit inciter les spécialistes du référencement à inclure les mots-clés de longue traîne dans les requêtes sur lesquelles ils tentent de se positionner. 

 

Publicité payante : Bing vs Google

 

C’est là que les véritables subtilités commencent. En effet, comme on l’a vu, le déséquilibre du nombre d’utilisateurs penche largement en faveur de Google. Cependant, une analyse un peu plus fine permet d’adopter une stratégie marketing multi plateformes bien proportionnées. Certes, si vous visez une audience importante pour augmenter la notoriété de votre marque, Google est sans conteste la priorité absolue.

 

Néanmoins, la concurrence y est également beaucoup plus forte, et souvent difficile à gérer pour les PME avec un budget plus faible. Certes, les options de ciblage aident les petits commerces à se démarquer dans leur domaine, mais il y a une astuce ! En effet, Microsoft Bing représente une frange de la population assez spécifique et reconnaissable.

 

Deux types de démographies 

 

Si l’on se lance dans un comparatif d’âges, l’on s’aperçoit bien vite que les utilisateurs de Google sont en moyenne plus jeunes que ceux de Bing. En effet, les dernières générations ont davantage le réflexe de changer leur moteur de recherche par défaut que leurs aînés. À la place, ils choisissent généralement le plus populaire, tandis que les 55 ans et plus se contentent du moteur par défaut de leur terminal.

 

Ainsi, lorsqu’ils utilisent leur PC (ou autre appareil Microsoft), les seniors restent sur Bing, installé par défaut. Or, ces mêmes seniors ont généralement une culture et un pouvoir d’achat plus élevés que la moyenne.

 

En conséquence, il devient extrêmement intéressant de produire des campagnes payantes à leur attention.

 

Ainsi, avec un CPC beaucoup plus abordable et un chiffre d’affaires possiblement plus conséquent, les Microsoft Ads peuvent s’avérer hyper rentables !

 

Différentes options de ciblages

 

 

Si Google Ads dispose d’une grande variété d’options de ciblage, entre le Search, le Display, Google Shopping et même YouTube, Microsoft Advertising n’est pas en reste. Considérées comme moins avancées que Google, les Microsoft Ads offrent néanmoins de bonnes solutions avec Twitter et notamment LinkedIn.

 

En effet, il est devenu très facile d’exploiter les données des profils LinkedIn pour segmenter vos campagnes avec une bonne granularité. Pour viser une audience travaillant dans un secteur spécifique, par exemple, c’est la solution rêvée.

 

Un CPC plus intéressant sur Microsoft Ads

 

Aux États-Unis, le CPC (coût par clic) pour chaque mot-clé s’élèverait en moyenne à 2,32 $ pour une annonce Google Ads, contre 1,54 $ pour les Microsoft Ads. Bien entendu, tout dépend de la concurrence et du secteur d’activités. D’autre part, Bing enregistrerait un taux de clics supérieur à Google (environ +45%). Pour certaines entreprises, cette donnée tend à compenser le nombre réduit d’internautes par rapport au moteur de recherche numéro 1 mondial.

 

SEO : comment se comportent Bing et Google

 

On l’a vu, le nombre de pages indexées par l’un et l’autre des deux moteurs de recherche se chiffre en milliards, voire en dizaines de milliards. À ce titre, Bing a adopté une approche visant à minimiser l’empreinte de son bot sur les sites visités, en favorisant les contenus récents.

 

Bing VS Google

 

De son côté, Google indique que les URLs ne sont pas tous visités avec la même fréquence. Certains sont “crawlés” quotidiennement quand d’autres ne sont revus que tous les six mois. 

 

Indexation Mobile-First de Google

 

Il s’agit de la principale différence entre les deux moteurs : Google dispose d’un index mobile-first, contrairement à Microsoft Bing. Certes, le Bingbot est optimisé pour les pages responsives, mais ne valorise pas les sites designés d’abord pour mobile et adaptés dans un second temps aux ordinateurs.

 

Dans tous les cas, cela signifie que l’interface de votre site internet doit s’adapter à tous les types de terminaux (et non proposer des pages distinctes pour smartphone), bien que ce ne soit vraisemblablement pas un critère de classement pour Bing. Autrement dit, si vous vous alignez sur la politique mobile-first de Google, cela ne vous pénalisera pas aux yeux du Bingbot.

 

Optimisation pour la recherche Google et Microsoft Bing

 

Outre l’importance de la vitesse et de la convivialité des pages, on connaît le fameux principe de l’E.A.T (Expertise, Autorité et Confiance) de Google. Avec ses algorithmes et ses pénalités, le moteur de recherche maintient, en effet, un niveau de pertinence difficile à égaler.

 

D’autre part, Google tient compte de votre historique et de votre géolocalisation pour éviter les hors-sujet dans ses SERP. Possiblement le meilleur moyen pour rester premier sur le marché encore longtemps… Si Bing, de son côté, ne dispose pas d’un système de classement aussi pointu, il privilégie largement les contenus de haute qualité, visant à satisfaire au mieux le besoin d’information des internautes

 

Toujours réfléchir à son Netlinking

 

On le sait depuis quelques années déjà, Google accorde beaucoup d’importance au netlinking, c’est-à-dire au réseau de liens gravitant autour d’une page (entrants et sortants). En effet, Google accorde davantage de légitimité à un site lorsqu’il renvoie vers des sources solides et, mieux encore, quand il reçoit des “backlinks” (liens pointant vers votre site) provenant d’autres pages d’autorité.

 

L’utilisateur a donc plus de chances d’évoluer dans une correspondance d’informations cohérentes. Ce n’est, certes, pas la priorité de Bing, lequel valorise tout de même les bons textes d’ancrage lorsque vous vous occupez de votre maillage. En revanche, Microsoft Bing a conçu son algorithme de sorte qu’il repère les réseaux sociaux liés à votre site Internet. Ainsi, avoir un Twitter, un Facebook, un Instagram ou un LinkedIn affiché sur votre page est un vrai plus pour être bien classé.

 

Deux façons de gérer les redirections 

 

Dans le milieu, il est de notoriété publique que Google est généralement plus favorable aux redirections 301 (permanentes) qu’aux redirections 302 (temporaires). Cela étant, sur Microsoft Bing, les deux solutions sont traitées de façon équivalente. Ainsi, dans le doute, préférez la 301, qui conviendra aux deux moteurs de recherche.

 

Bing et les métadonnées

 

Si Microsoft Bing est moins porté sur le netlinking que Google, il prête une attention particulière aux métadonnées. Cela inclut notamment les titres, les méta descriptions et le nom de vos URL dans les snippets. Ces courts textes, visant à décrire votre contenu, doivent inclure les bons mots-clés afin de vous classer de manière avantageuse.

 

Sur ce point, Google, de plus en plus au point sur les NLP et tout ce qui touche au langage naturel, est moins dépendant des métadonnées pour comprendre de quoi votre page est constituée. Néanmoins, cela reste un facteur à toujours optimiser au mieux, ne serait-ce que par souci de clarté pour l’utilisateur. 

 

Rapports de référencement Microsoft Bing

 

Nous terminons avec un outil qui pourra vous intéresser si vous cherchez à vous positionner sur Bing, à savoir ses rapports de référencement. En effet, il s’agit de compte-rendus bihebdomadaires générés automatiquement, et qui pointent les axes d’amélioration pour optimiser votre site web et améliorer votre classement. Vous y aurez accès sur la plateforme Bing Webmaster Tools (l’équivalent de la Search Console) !

 

Vos questions, nos réponses !

 

Comme Google, Bing conserve-t-il les données personnelles des internautes ?

Oui ! Comme son rival, Microsoft Bing garde les adresses IP, l’historique des recherches (pendant six mois) et utilise des cookies. Cependant, il existe des métamoteurs comme DuckDuckGo, Qwant ou Ecosia qui utilisent l’index de Bing en proposant aux internautes une politique de confidentialité maximale. En pratique, il est donc possible d’utiliser partiellement Bing sans que vos données soient collectées.

 

Peut-on récupérer les fonds d’écran de la page d’accueil de Bing ?

En effet ! Les superbes images du moteur de recherche peuvent intégrer votre fond d’écran dès lors que vous téléchargez l’application Bing Wallpaper, disponible également sur smartphone.

 

Combien d’utilisateurs de Bing en France ?

On estime l’utilisation de Bing en France à près de 340 millions de recherches mensuelles. Cette audience correspond à une population plus âgée que celle qui utilise Google, avec un meilleur pouvoir d’achat. Ainsi, en vous positionnant sur Microsoft Bing, vous attirez un trafic plus qualifié.