4.8/5

Qu’est-ce qu’une SERP ?

Qui cherche à maîtriser le référencement doit connaître en détail ce qu’est une SERP, ou Search Engine Result Page. Certes, tout le monde en a déjà vu, puisqu’il s’agit de la page de résultats pour une requête sur Google ou autre moteur de recherche. C’est sur cet espace qu’apparaissent les liens vers votre site web lorsque l’utilisateur effectue une “recherche organique”.

Mais c’est également là que votre concurrence directe se manifeste et peut vous faire de l’ombre ! Ainsi, en tant qu’expert SEO ou administrateur de site internet, votre mission consiste à vous rendre le plus visible possible sur cette page web, et ce avec un haut degré d’attractivité.

Ainsi, à court et long terme, votre objectif est de maximiser le nombre de clics vers votre serveur, afin d’en augmenter le trafic. Voici donc quelques éléments-clés pour avoir la meilleure approche.

 

Search Engine Result Page : éléments de définition 

La page de résultats des moteurs de recherche consiste en une sélection de liens vers des contenus jugés pertinents par rapport au besoin d’un internaute. En effet, chaque requête découle d’une intention : s’informer, acheter, se rendre quelque part, etc.

Que ce soit l’expert SEO ou l’algorithme Google, l’on déduit cette intention de la question ou des mot-clés saisis dans la barre de recherche. Si je tape “serpillère”, il y a peu de chance que je cherche à accroître mon savoir encyclopédique sur ce type d’objet : mon plan est probablement d’ordre transactionnel.

Au contraire, si je tape « serpigineux », on se doute que je cherche une définition, non un produit. Ainsi, la SERP propose une série d’étalages des meilleures réponses censées convenir à mon besoin.

Or, dans ce marché virtuel, il est de mise d’être parmi les premiers sur le parcours de l’internaute, mais également de soigner votre présentoir.

 

La SERP : un carrefour de mieux en mieux indiqué

Chaque SERP est limitée, puisque la profondeur de scrolling est relativement faible. Cela signifie que les places sur la première page sont chères. Généralement, celle-ci se compose de dix liens naturels et de quelques publicités. Or, seuls les trois ou quatre premiers résultats s’affichent sans scroller.

Les algorithmes Google les considèrent donc comme étant les plus pertinents sur la recherche effectuée. Et pour aider l’internaute à faire son choix, l’on trouve au minimum quelques informations comme l’URL, un titre, un résumé du contenu, la date de la dernière indexation, etc.

D’autre part, ces dix dernières années, l’on a vu émerger une autre forme d’affichage de résultat : annonces, images, vidéos, avis, graphiques, FAQ, définitions, map, etc. Pour s’en aviser, il n’y a qu’à taper “covid-19” sur Google, par exemple. 

Ces diverses présentations de contenu – les plus explicites n’appelant pas toujours à une interaction – se rangent en plusieurs catégories : 

  • Featured Snippets ou position zéro : ce sont les informations placées au-dessus de la première URL ;
  • Publicités Adwords : on les trouve en premier dans les SERP, reconnaissables au “AD” précédant en gras les liens en question ;
  • Knowledge Graph : qui consiste en l’insertion de photos, de noms, de chiffres et de dates, à droite de la page. Des renseignements encyclopédiques simples en somme, comme ci-dessous ;
  • Recherche universelle : ce sont les images et les actualités, les idées shopping qui apparaissent entre deux URL ;

 

  • Pack local : à savoir les lieux auxquels l’internaute sera supposé vouloir se rendre en fonction de ce qu’il recherche ;

 

  • Recherches associées : tout en bas de la page, elles peuvent aider à ajuster une requête plutôt que de changer de page vers d’autres résultats jugés moins pertinents ;

 

  • et des dizaines d’autres, qui n’apparaissent qu’en de rares occasions.

SERP et comportement des utilisateurs

Et oui ! La bonne habitude à prendre lorsque l’on cherche à comprendre et à agir sur une interface, c’est s’interroger systématiquement sur le comportement de ses utilisateurs.

Point positif : en s’observant soi-même, on trouve déjà des éléments de réponse. Toutefois, il vaut mieux, lorsqu’on sert des enjeux marketing, s’appuyer sur des études à grande échelle…

Petite étude de l’évolution des clics

Il y a un peu plus de dix ans, les chances d’obtenir un clic lorsqu’on n’était pas sur le podium de la SERP étaient très minces.

De nos jours, le fait d’avoir des pages de résultats enrichies en images, en vidéos, en graphiques, etc. conditionne notre regard à se départir de la lecture en F, semi-linéaire et connue dans l’UX comme étant une manière pour l’utilisateur d’optimiser la prise d’information.

Dans les SERP, on parlera plutôt de flipper pattern« , car le regard se voit attiré par plusieurs sources informationnelles de différentes natures.

Cela prouve une chose : les éléments de la page ont un “poids” visuel, lequel peut affecter la visibilité des résultats organiques voisins ou associés.

Ainsi, peu à peu, les clics ont commencé à s’équilibrer. Si dans les années 2000, la moitié des clics convergeaient sur le premier résultat, aujourd’hui, ce chiffre est descendu au-dessous des 30% en moyenne.

En outre, les SERP 1, 2 et 3 engrangent désormais moins des deux tiers de clics. Cette meilleure répartition a d’ailleurs une seconde explication…

Le type de tâche : une donnée essentielle

On peut distinguer deux types de tâches : les simples et les complexes. On les discrimine ainsi car elles n’ont pas le même effet sur l’attitude de l’utilisateur. En effet, les tâches simples ne nécessitent pas de creuser très profondément pour être accomplies.

La plupart du temps, la réponse adéquate se situe dans les premiers résultats : trouver un lieu, une définition, le nom d’un(e) acteur(rice) qu’on a toujours sur le bout de la langue, etc. Quant aux tâches complexes, elles amènent à explorer bien davantage la profondeur des SERP.

Dès que l’on veut se faire une opinion sur un sujet, ou que l’on s’apprête à effectuer un achat sur internet, l’on se met à effeuiller virtuellement les résultats proposés (journaux, comparatifs, articles scientifiques, etc.). Cette fois, au lieu de se servir directement, l’internaute parcourt plus attentivement la carte.

 

Quelques bonnes pratiques à mettre en place pour un bon référencement

Maintenant que vous avez une meilleure idée de ce qui compose une SERP, voici un petit guide de démarrage pour vous positionner et faire connaître votre société.

 

Se fixer un objectif de classement réaliste

Jadis, il y avait un adage en SEO qui disait : « Si vous n’êtes pas le premier, vous êtes le dernier ».

Aujourd’hui, on l’a vu, la réalité est plus nuancée. Certes, se placer premier reste la meilleure option, mais faire partie du top 5 est un objectif qui a du sens. Et si vous n’êtes même pas sur la première page (SERP 1), votre priorité sera donc d’y figurer.

Pour savoir quelle est votre marge de manœuvre, il s’agira de bien définir la requête sur laquelle vous vous positionnez, privilégiant peut-être un mot-clé de longue traîne, pour rendre la recherche plus spécifique.

Ensuite, il vous faudra analyser la concurrence sur ce même mot-clé, peut-être à l’aide d’un outil prévu à cet effet.

Peaufiner le wording

Si votre URL figure sur la SERP 1 du mot-clé visé, c’est aussi grâce à ce que vous avez saisi en meta-title et meta-description.

Ces deux textes courts font d’une pierre deux coups : ils indiquent à l’algorithme Google quel est le sujet principal de votre page web, et rassurent l’utilisateur sur le fait qu’en cliquant sur votre lien, il trouvera chaussure à son pied. Ne négligez donc surtout pas ce travail de wording, pesez le sens et la longueur de chaque mot, y compris pour le format mobile ! 

 

Penser au visuel et à la cohérence de votre affichage

C’est l’étape un peu plus évoluée si vous commencez à être à l’aise : proposer des éléments visuels plus complexes pour apparaître haut dans la SERP. Cela peut débuter simplement par un encadré de définition, ce que fait régulièrement Wikipédia en position zéro, une FAQ, ou même juste un logo dans le meta-title.

Dans un second temps, et si cela sert votre propos, vous pouvez utiliser la fonctionnalité d’insertion d’image ou d’autres types de médias. Quoi qu’il en soit, n’omettez pas la cohérence de votre présentation d’une requête à une autre.

Cela pourrait vous coûter des places dans les SERP, car votre site web sera jugé moins fiable. En outre, ce serait proposer une mauvaise expérience utilisateur

Faire une veille sur le ou les mot-clés ciblés

C’est là toute la beauté du job : tenir sur la durée. Il vous faudra non seulement guetter les mises-à-jour possibles de votre contenu, mais également les aléas de la concurrence.

Sachez, par ailleurs, que Google ne vous attribue une position à peu près stable qu’au bout d’une ou deux semaines après votre dernière action. Ainsi, testez régulièrement en saisissant les mots-clés ciblés dans la barre de recherche. En revanche, attention aux ascenseurs émotionnels lorsque vous passez d’un mot-clé à l’autre !

 

Vos questions, nos réponses !

C’est quoi une “SERP API” ?

Il s’agit d’un outil capable d’analyser les cent premiers résultats pour une requête donnée. Grossièrement, il s’agit des SERP 1 à 10. Ce genre de logiciel vous aide à travers des conseils pour passer la barre de la concurrence sur différents domaines (nombre de mots pour un sujet, quels mot-clés utiliser, etc.).

C’est quoi un “snippet” ?

Il s’agit des combinaisons de mots qui accompagnent les URL listées dans le classement d’une SERP. Ainsi, le snippet se compose de la meta-description, du meta-title et du lien lui-même.

Qu’appelle-t-on « volatilité des SERP” ?

C’est ce qui vous fera mal à la tête si vous la prenez trop à cœur. Il s’agit du changement régulier dans les classements de pages de résultats, notamment dû aux activités des sites concurrents et aux améliorations des algorithmes.

FAQ
C’est quoi une “SERP API” ?
Il s’agit d’un outil capable d’analyser les cent premiers résultats pour une requête donnée. Grossièrement, il s’agit des SERP 1 à 10.
C’est quoi un “snippet” ?
Il s’agit des combinaisons de mots qui accompagnent les URL listées dans le classement d’une SERP. Ainsi, le snippet se compose de la meta-description, du meta-title et du lien lui-même.
Qu’appelle-t-on "volatilité des SERP” ?
C’est ce qui vous fera mal à la tête si vous la prenez trop à cœur. Il s’agit du changement régulier dans les classements de pages de résultats, notamment dû aux activités des sites concurrents et aux améliorations des algorithmes.